Dorothee louessard

“Nous n’avons fait que fuir”

Publié dans Culture, point de vue by dorotheelouessard sur mai 6th, 2008

nous n'avons fait que fuirIntitulé : « Nous n’avons fait que fuir », cet album écrit par le chanteur de Noir Désir (groupe de rock français) a la particularité de n’être composé que d’un seul titre… d’une durée de 55 minutes. Joué et enregistré (une seule et unique fois) à Montpellier en 2002, le texte s’offre aujourd’hui une seconde jeunesse… sur une scène de théâtre. En effet, si la poésie de Bertrand Cantat se chante, elle peut aussi se dire.
Florent Saclier, le metteur en scène (assisté de Philippe Merle), a choisi de donner la parole à deux comédiens, (Florent Saclier et Vincent Bramoullé) lesquels, entre deux interludes musicaux, dansent, chantent et crient leur texte comme pour frapper nos esprits par tous les moyens possibles. Florent Saclier et Vincent Bramoullé ne se contentent pas de s’emparer sublimement de la prose de Bertrand Cantat, ils profitent en outre du cadre intimiste de la salle (elle ne peut accueillir qu’une cinquantaine de spectateurs) pour entrer en connivence avec le public. Puis, la lumière s’éteint. Et les paroles continuent d’agir sur nos esprits. On n’en ressort pas tout à fait comme on y est entré, et ça veut peut-être dire que le message est passé.

Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles, nous n’avons fait que fuir et sur la longue route des chiens resplendissants deviennent nos alliés (…)” Et puis à un moment on ne sait plus si les comédiens clament leur texte ou s’ils nous interpellent : “Qu’est-ce qu’y a, tu dis rien ? Tu as perdu ta langue ? Qu’est-ce qu’y a, tu dis rien ?“. Il y a sans doute un peu des deux…

La pièce est à découvrir au théâtre de l’épouvantail (Paris 11e), tous les Jeudis, Vendredis et Samedis à 22h et le Dimanche à 18h (jusqu’au 25 Mai 2008). Pour plus d’informations, rendez-vous directement sur le site Nousnavonsfaitquefuir.com. Et écoutez l’interview de Philippe Merle et Vincent Bramoullé sur Radiocampus.

Fonelle existe en vidéo

Publié dans humour, people, point de vue by dorotheelouessard sur mai 5th, 2008

Sophie Fontanel (alias Fonelle) ne se contente plus de sa chronique hebdomadaire au magazine Elle. La journaliste écrivaine propose une Fonelle en vidéo.

Ainsi, durant la Fashion Week à Paris, on a pu compter sur la chroniqueuse pour nous offrir une vision backstage du défilé. Mais Sophie Fontanel n’a pas besoin de défilé pour faire son show, le moindre vêtement ou accessoire est facilement sujet aux “fonellisations” les plus loufoques. Toujours aussi drôle et déjantée donc, mais cette fois-ci plus la peine de deviner le ton. On a le son et l’image.

Alors, pour découvrir (entre autres) la tenue indispensable de Fonelle pour se rendre aux défilés parisiens. Ou encore comment porter un slip à paillette “à maintes occasions”, rendez-vous sur le site Elle.fr ou sur le blog de fonella.

Mai 2008 et alors ?

Publié dans Reportages by dorotheelouessard sur mai 5th, 2008

Il y a quarante ans, à la même époque, la France connaissait le plus important mouvement social de tout le XXème siècle. Une révolte estudiantine et ouvrière éclatait en vue de réformer le pays. Quatre décennies plus tard, que reste-il de mai 68 dans la tête des étudiants ?

Manifestation anti cpeMai 68 fête ses 40 ans… L’événement fait la une de tous les journaux, c’est le nouveau sujet en vogue à la télévision et à la radio, et nombre de livres fleurissent sur le sujet dans les librairies. Pourtant, du côté des étudiants, l’humeur n’est pas à la fête. « Je ne vois pas l’intérêt de fêter mai 68. Si on commence à célébrer toutes les révolutions étudiantes, on ne va pas s’en sortir », déclare d’un air blasé Daphné, une étudiante en Economie de la faculté de Tolbiac (Paris, XIII). Pour Fatan, « c’est juste un effet de mode. On aime bien garder en mémoire cette idée d’une France révolutionnaire. Mai 68, c’est une sorte de petite bulle qui trotte dans nos têtes pour nous rappeler que si l’on veut, on peut. Et pendant ce temps là, on ne fait pas grand chose.»
Selon Yehouda, étudiante en gestion : « Si on fait tout ce raffut pour ses 40 ans, je n’ose pas imaginer ce que ce sera pour son centenaire… Mai 68, c’était un mouvement étudiant et ouvrier. Le célébrer n’avance à rien, si ce n’est peut-être d’échauffer les esprits de certains étudiants qui souhaitent voir éclater une révolte de la même envergure. Ils ont essayé avec le CPE, ou plus récemment avec la loi Pécresse. La seule différence, c’est qu’en mai 68, le peuple était soudé, de nos jours, chacun manifeste pour ses intérêts propres. »
Clément voit les choses d’un tout autre regard. Fils de soixante-huitards, il en a beaucoup entendu parler à la maison. « Cet épisode s’est déroulé il y a 40 ans, cela n’a plus beaucoup d’impact sur la jeunesse d’aujourd’hui. Ce qu’il faut, c’est aller de l’avant, réformer de nouveau la France de tout ce qui n’a pas été fait ce printemps-là, et non se remémorer les réformes passées. » Finalement, comme dirait Matthias, étudiant en biologie, « le fêter c’est bien. Que ça devienne un événement commercial, c’est le détourner de son but initial. Même s’il est évident que l’on doit garder cet épisode historique dans un coin de notre tête, car si le gouvernement continue à multiplier ses interdictions, l’histoire pourrait bien se répéter… »

Loin des yeux près du cœur.

Publié dans Billets d'humeur, point de vue by dorotheelouessard sur avril 28th, 2008

Et si la clef de la réussite amoureuse était de vivre séparément ?
Il faut bien sur s’entendre sur le terme « vivre séparément ». Pour certains, il s’agit seulement de ne pas partager le même appartement. Ce qui n’empêche pas de se voir tous les jours, si on le désire. Ca permet seulement de garder une certaine indépendance, pour les moments où l’on a besoin de se retrouver seule avec soi-même, par exemple. Ce mode de vie possède même d’autres petits avantages. Imaginez qu’une dispute éclate avec Chouchou. Après s’être balancé ses quatre vérités, on n’a qu’une envie : partir en claquant la porte. Mais, comme cette porte est aussi la nôtre, on est bien obligé de revenir, et parfois avant d’avoir pu essuyer totalement sa colère. Le risque : quitter « appart » et « chouchou » sur un coup de tête, juste parce qu’on n’avait pas d’endroit « neutre » pour réfléchir à tête reposée. Il est vrai aussi, que la plupart du temps, savoir que son homme va devoir revenir au nid, aide à la réconciliation.

Dans une relation à distance, la donne n’est pas la même. Le quotidien est plus difficile à vivre, car on sait Chouchou loin de nous. On tient tant bien que mal en pensant aux menus avantages que cette relation nous offre : Plus de temps pour soi et pour son entourage. On a une totale indépendance, et on se dispute beaucoup plus rarement avec l’être aimé, puisqu’on ne le voit rarement. Les plus passionnées arrivent bien sûr à s’accorder des disputes téléphoniques…Malheureusement pour elles, il n’y aura pas de réconciliation sur l’oreiller ! Parmi les moments qui peuvent être difficiles pour les couples qui vivent séparément, celui de se pomponner tout en se demandant quel intérêt on a à essayer de se faire belle (à part de le faire pour se sentir bien), étant donné que les chances de croiser son amoureux dans la rue sont excessivement minces, puisqu’à la même heure, il est en train de se raser à l’autre bout de la France. Sans parler du moment où on se glisse dans ce grand lit vide, l’autre moment pénible d’une relation à distance, c’est lorsqu’il nous arrive quelque chose de bien. On décroche le job de nos rêves, ou la promotion tant attendue, on est diplômée, etc. Ou à l’inverse, lorsque l’on apprend une mauvaise nouvelle. Dans un cas comme dans l’autre, la présence de notre homme nous est indispensable…Hélas, il n’est pas là pour nous consoler, ou nous féliciter. On se demande alors pourquoi on a un amoureux, mais il ne partage pas les moments forts de notre vie, ni nous de la sienne, comme le font les autres amoureux (ceux qui nous énervent tellement). En revanche, les couples en RAD (relation à distance) ont un énorme avantage sur ces autres couples : La joie des retrouvailles. Le cœur qui bat à 100 à l’heure, lorsque le train qui contient Chouchou entre en gare. Le plaisir de se faire toute belle avant d’aller le chercher et, de faire ensuite comme si de rien n’était. « Non je n’ai pas mis de rouge à lèvres, c’est ma bouche qui brûle d’envie que tu l’embrasse ». « Non, non, j’ai les pommettes roses car je suis émue de te retrouver »… On peut être émue lorsque son homme rentre du boulot, mais quand c’est tous les jours, l’émotion s’évapore rapidement, et la nuisette sexy devient occasionnelle pour laisser place au vieux jogging troué (qui séduit néanmoins beaucoup d’hommes). Évidemment, les retrouvailles sont souvent de courte durée. A peine savoure-t-on son arrivée que déjà sonne le glas du départ. Alors, les cœurs et les mâchoires se serrent, et l’on est beaucoup moins heureux de savoir Chouchou dans ce train, qui cette fois s’éloigne. Mais, n’est-ce pas justement ce sentiment qui nous fait savoir à quel point on aime la personne ?
Reste un dernier point à préciser au sujet de la RAD. On peut vivre éloigné (généralement pour des raisons professionnelles), mais la distance a tout de même ses limites. Si Chouchou vit à Mexico et vous en Normandie, les visites risquent d’être assez espacées (sauf si l’un des deux est très riche et qu’il fait l’aller/retour tous les week-end). Et, au bout d’un certain temps, on ne peut plus se contenter d’imaginer et d’idolâtrer la personne ( et oui, on a souvent tendance à ne garder en mémoire que les qualités d’une personne absente. D’où le terme “idolâtrer”. Alors, que paradoxalement, un homme bien présent aura plus de difficultés à faire oublier ses chaussettes sales qui traînent et ses soirées foot ou poker à la maison.) Il faut donc trouver un juste milieu. Ne pas vivre l’un sur l’autre, mais pas non plus (totalement) l’un sans l’autre. De même, la relation à distance ne peut durer toute la vie. Un jour viendra où il faudra faire le grand saut. Le risque est que cette indépendance que l’on a cultivée au quotidien ne soit remplacée par un sentiment d’étouffement. Quoi que, généralement, les deux partis ayant goûté à cette liberté, souhaiteront continuer d’en jouir et tenteront alors de trouver des arrangements.
Quant à la crainte de la routine et des chaussettes qui traînent, au pire on tombera dedans nous aussi et on aura juste gagné du sursis pendant notre période RAD. Au mieux, on essaiera, comme le font tous les autres couples dont nous n’avons pas parlé, de vivre ensemble et en harmonie, en respectant l’autre, sans oublier de s’octroyer des petits moments en solo ou entre amis. Et si la peur de la routine nous effraie malgré tout, rappelons nous que l’on peut toujours tenter de la déjouer par des petites actions (ou surprises) ponctuelles qui cassent le quotidien.

Cannes sous tous les projecteurs

Publié dans Envie d'ailleurs, Reportages by dorotheelouessard sur avril 21st, 2008

Cannes Plages, palaces, magasins luxueux… Cannes aime se dorer la pilule. Et elle l’assume. Mais, n’allez pas lui dire qu’elle ne se résume qu’à cela ! La belle est orgueilleuse et a de bonnes raisons de l’être. Pendant que certains se prélassent sur ses plages, lèchent les vitrines de ses magasins, et rentrent éreintés dans ses chambres d’hôtel, madame Cannes enfile son tailleur sexy de « public relation » et gère le planning et le bon déroulement des nombreux événements qu’elle accueille. La star du podium étant évidemment le Festival du film. C’est à lui qu’elle doit sa renommée internationale. La petite ville est également capable d’en éblouir plus d’un grâce à ses multiples facettes. D’en haut, d’en bas, de près ou de loin Cannes regorge de trésors souvent méconnus. Dans un mois, Cannes déroulera son célèbre tapis rouge pour accueillir le Festival International du film. C’est donc le moment idéal pour partir à la découverte de cette petite ville qui a tout d’une grande.

Bref rappel historique :

Cannes ne s’est évidemment pas fait en un jour. Les premiers à s’être installés dans ce qui était alors qu’une bourgade furent les marins et les moines. Ils prirent d’abord possession des deux petites Iles cannoises appelées « Iles de Lérins ». L’une d’elle, l’Ile Sainte Marguerite est connue pour avoir abriter en son fort de nombreux prisonniers, et notamment le mystérieux Masque de Fer. En 1035, la bourgade prend le nom de Cannes. A la même époque est construit un château dans le quartier du Suquet. Baptisé Château de la Castre, il sera la propriété des moines. Au fil des siècles, le village prend peu à peu de l’essor et de l’autonomie vis-à-vis de ces moines. Au XIXème siècle, Cannes subit des opérations d’esthétisme et d’aménagement. Une jetée est construite pour faciliter la pêche. On voit aussi fleurir des maisons, des commerces et un Casino municipal (détruit en 1979 pour laisser la place au «nouveau Palais»), C’est également à cette période qu’est bâti le majestueux Hôtel Carlton.

En 1838, des travaux sont entrepris pour élargir le sentier longeant le port. Le « Chemin de la petite croix » deviendra ensuite la célébrissime promenade de la Croisette.


Cannes vue d’en haut

Publié dans Envie d'ailleurs, Reportages by dorotheelouessard sur avril 21st, 2008

Etre jumelée à Beverly Hills n’a pas suffit à calmer les ardeurs de Cannes, il lui fallait la Californie toute entière. Aussitôt dit aussitôt fait : le quartier de Super Cannes qui abrite les plus somptueuses villas et qui s’offre en prime le luxe d’avoir une vue idyllique sur la baie est également connu sous le nom de Californie. Dans ce petit coin de paradis, par delà le ciel et la mer des villas de rêve plus belles et plus grandes les unes que les autres cohabitent.

Piscine à débordement et vue imprenable sur toute la côte cannoise, tel est la douloureuse routine des propriétaires de ces lieux.

Ces petits bijoux font office de demeures, souvent secondaires aux milliardaires du monde entier.

Si vous n’avez pas assez économisé pour vous offrir un de ces pieds à terre, pas de panique, vous pouvez toujours venir vous en mettre plein la vue à l’Observatoire. Si une star montante sommeille en vous, réveillez-là ! A quelques mois du festival de Cannes, c’est le moment idéal pour se faire remarquer et espérer voir son nom inscrit sur la « guess liste » des soirées « super » privées de l’une des immenses baraques de Super Cannes. Si vous êtes hostile à la vip attitude, il vous reste encore une raison de traverser la Californie : De l’autre côté de la colline se trouve la petite ville de Vallauris. Un léger détour qui vaut le détour, et avec à la clef les fabuleuses porcelaines de Vallauris.

Si votre folie des grandeurs n’est toujours pas assouvie, il est un autre coin appelé « La Croix des Gardes », où la vue est « plus panoramique tu meurs » ! Résidences et villas luxueuses, forêt de mimosas, parcours de santé, et rendez-vous des connaisseurs qui viennent apprécier le festival pyrotechnique (qui a lieu à Cannes chaque été) dans tout son ensemble.

Cannes vue des Iles

Publié dans Envie d'ailleurs, Reportages by dorotheelouessard sur avril 21st, 2008
Au large de la Croisette, ces deux délicieuses îles flottantes vous attendent de pied ferme.

A quelques brasses de la baie cannoise, les Iles de Lérins. A l’origine, elles étaient la propriété des moines et des pécheurs, puis devinrent également un lieu d’incarcération. Parmi les prisonniers qui ont séjourné sur l’Ile, on compte le mystérieux Masque de fer.

L’archipel est composé de deux Iles majeures : L’Ile Sainte Marguerite, la plus grande et aussi la plus visitée. Et l’Ile Sainte Honora avec son monastère et ses églises du Vème siècle. Les moines sont toujours des pensionnaires de l’Ile.

Le fort royal de l’Ile Sainte Marguerite ne se lasse pas d’admirer la mer.

Pour s’y rendre il suffit de posséder un bateau, ou d’en louer un. Le cas échéant, on peut toujours aller jusqu’ à l’embarcadère du vieux port, et rejoindre la foule qui s’agglutine dans le bateau des Iles. Aussi touristique soit-elle, cette solution est aussi la plus simple et la plus économique (5euros A/R). On prend le large l’espace d’une journée pour pique-niquer sur la plus jolie crique que l’on aura débusqué. Et après un bon bain de soleil, on part faire le tour de l’Ile et de ses trésors. Après 45 minutes de marche, il est temps de retourner au bateau pour accoster à Cannes avant le coucher du soleil.

Chaque année, 1,5 million de visiteurs viennent découvrir l’Ile Sainte Marguerite, et ils sont rarement déçus du voyage.
C’est par son petit village que se fait l’entrée dans l’île. Quelques restaurants et cabanons campent entre les rares maisons de l’Ile. Puis (re)vient la mer et ses eaux translucides qui bordent les petites criques, où l’on se prélasse sous des parasols d’arbres et de feuillages. Car vous êtes dans un lieu où la nature bat son plein : forêt de Pins, de chênes et d’Eucalyptus, un étang… Et pour peupler toute cette flore des oiseaux migrateurs, des lapins, des faisans, des écureuils, etc.

Cannes vue de la Croisette

Publié dans Envie d'ailleurs, Reportages by dorotheelouessard sur avril 21st, 2008

Le boulevard de la Croisette démarre au pied du casino Barrière. On peut donc aller jouer quelques jetons avant de s’aventurer sur le boulevard du luxe. Ce temple du jeu a pour voisin le Palais des festivals. Il accueille de nombreux événements comme les Lions d’or, le festival du jeu, le Mipim, le MipTV (…) et bien sûr le festival international du film.

Cette année, le festival ouvrira ses portes le 14 mai pour célébrer son 61 ème anniversaire. Une vingtaine de longs métrages seront en compétition pour la palm d’or.

Le soir venu, on emprunte un autre escalier du Palais pour découvrir une immense boîte de nuit du même nom. En longeant le bâtiment, on passe inévitablement devant les empreintes de mains des stars du monde entier qui y laissent ainsi la trace de leur éternité.


Le Boulevard de la Croisette, avec ses palmiers, ses plages et ses palaces dont le Carlton que l’on voit narguer les autres de toute sa hauteur.

A quelques mètres, on aperçoit la première plage de la Croisette. L’une des rares plages qui ne soient pas payantes. Face au palais des festivals, les magasins. Au n°5 du boulevard, Chanel ouvre la voix. Suivi de près par Céline, Dior, Versace, Gucci, ou encore Hermès, Kenzo, Vuitton, Pierre Cardin et Yves Saint-Laurent. Ils ont tous vu sur la mer. C’est également sur la Croisette que l’on trouve parmi les plus beaux palaces de la Côte d’Azur. Le Carlton bien sûr, mais aussi le Majestic, le Martinez, le 3’14 ou encore le Grand Hôtel. Chacun d’eux possède sa propre plage privée comprenant des transats et un parasol mais également un bar, un restaurant et des toilettes.

Ces plages sont ouvertes à tous moyennant 20 euros la journée. Tout est fait pour que les clients de ces hôtels de luxe n’aient pas à quitter la Croisette. Après les plages et les magasins, ont trouve également sur le boulevard de quoi restaurer agréablement nos papilles de toutes sortes de gastronomies (le Fameux Fouquet’s, le Félix, le Voilier et le FarFalla ou encore Al chark). Une fois restauré, on part s’aérer l’esprit dans l’un des nombreux établissements festifs de la Croisette, parmi lesquels le Palm Beach pour sa piste de danse en plein air où le Baoli pour sa branchitude absolue.

Cannes vue du Suquet

Publié dans Envie d'ailleurs, Reportages by dorotheelouessard sur avril 20th, 2008

Lorsque l’on arrive à l’Hôtel de ville de Cannes on a déjà un pied dans Le Suquet. Ici démarre l’ancien Cannes. Le vieux port à droite, avec ses petits restaurants et ses charmantes brasseries. Et en longeant les bateaux amarrés le long du quai on accède aux plages dites du Midi. Contrairement à celles de la Croisette, celles-ci sont le plus souvent gratuites. Parmi ces plages délimitées entres elles par des cabanons, se trouve la plage du Maëma. Il s’agit de l’unes des rares plages payantes du coin, mais elle en vaut le « coût » ! Outre ses transats, parasols et son restaurant, la plage vous embarque vraiment ailleurs grâce à ses bambous, son hamac et ses coussins géants. On s’y plait autant la journée pour lézarder sur son transat en sirotant une vittel menthe que dans le hamac, avec un verre de rosé à la tombée du jour.

Le port et sa vieille ville vus d’un bateau. Ici, ce sont les petites maisons penchées et collées les unes aux autres qui ont la Côte.

Un autre Cannes, moins huppé mais non moins charmant démarre avec la Rue Ménadier. Cette longue et étroite rue piétonne sent bon la vraie vie (magasins bon marché, fromagers et petits restaurants, etc.) Elle s’achemine avec le marché forville qui anime le quartier chaque matin. Au bout du marché Forville, se trouve la place de l’Hotel de Ville et sa mairie. La vieille ville continue alors sa traversée en remontant les petites rues piétonnes jusqu’à la fameuse église du Suquet perchée tout en haut. Les ruelles sont bordées de charmantes maisons colorées et de petits restaurants traditionnels et romantiques.

Tout en haut du Suquet, l’ancien château de la Castre, aménagé aujourd’hui en musée. La place de l’église offre une vue magique sur toute le bassin cannois…et si vous vous y rendez en soirée, la ville aura enfilé ses habits de lumière, et vous ne pourrez échapper à son romantisme.

Cannes vue de la Bocca

Publié dans Envie d'ailleurs, Reportages by dorotheelouessard sur avril 20th, 2008

Dans la continuité des plages du midi, commence Cannes la Bocca. Elle tient son nom des marécages qui jadis la bordaient et qui sont aujourd’hui transformés en plages. Elle s’offre donc le luxe d’être à deux pas de la mer (et de ses plages gratuites) ainsi que du centre cannois tout en étant à l’abri d’un loyer injurieux. En plus de son petit centre ville avec son marché et ses commerces, Cannes la Bocca se situe à proximité d’une Zone Industrielle, ce qui permet à ses habitants d’aller flâner à Cultura ou à Maison du Monde le week-end sans avoir à mettre trop d’essence

On ne peut passer à Cannes la Bocca sans aller se promener sur la place du marché.

Voici le célèbre rocher de Cannes la Bocca, également appelé « coquille» ou « grenouille » par les boccaciens.

Le Collège International de Cannes la Bocca accueille chaque année des étudiants venus du monde entier.

Les plages du midi sont généralement publiques. La serviette est donc installée à même le sable, tout comme la douche. Ici, les vacanciers comme les cannois possèdent plus rarement un paréo Chanel assorti au maillot. Les lunettes de soleil ne sont pas forcément griffées Gucci, (à part si, bien sûr, on tient compte des vacanciers blin-bling qui s’offrent le total look contrefaçon auprès des vendeurs qui rodent dans les parages.) en revanche, l’eau est à la même température et le soleil tape tout autant que sur une plage privée.