Dorothee louessard

vendre du luxe ça rend snob

Publié dans Billets d'humeur by dorotheelouessard sur février 13th, 2008

Accueil glacial, regards hautains, paroles condescendantes, les vendeuses des boutiques de luxe sont maîtresse dans l’art de nous mettre mal à l’aise. A peine ose t’on jeter un oeil furtif sur le premier rayon venu, qu’une vendeuse nous rode déjà autour. On lui sourit poliment et en guise de réponse on obtient un “en quoi puis-je vous aider?” à bien distinguer du “puis-je vous aider?” qui pourrait engendrer un simple “non merci”.

Un décor minimaliste, une clientèle qui ne se bouscule pas au portillon, et nous. Alors pourquoi ne pas chouchouter ces clientes potentielles ?

Le luxe symbolise la rareté, le rêve et souvent l’inaccessible. On n’adopte donc pas la même attitude lorsque l’on travaille chez H&M ou chez Dior. Cela dit, une vendeuse peut se montrer agréable sans pour autant tomber dans la familiarité. Il s’agit seulement de ne pas donner envie aux clientes de partir en courant. C’est malheureusement souvent le cas. Alors, peut-être se croient-elles omniscientes et pensent pouvoir déceler les clientes qui en ont dans le porte-monnaie en détaillant leur allure. Pourtant, l’habit ne fait pas le moine, et ce n’est pas l’héroïne de Pretty Woman qui vous dira le contraire.

Dernière possibilité, plus probable, elles sont jalouses. Elles nous voient débarquer dans leurs boutiques en jean, baskets et pull-over quand elles sont collet monté et chaussures vernis. Ces dames misent tout sur le paraître mais se doutent bien au fond que l’on a certainement plus d’espoir qu’elles de s’offrir un article du magasin. Y a de quoi l’avoir mauvaise…

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One Response to 'vendre du luxe ça rend snob'

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  1. Lola said, on août 7th, 2008 at 12:04

    Je viens de lire cet “article” et je reste désolée devant tant de mépris… Je suis moi-même vendeuse de luxe et je ne me reconnais nullement dans votre description. Je prends autant de plaisir à faire essayer une fourrure à une cliente qui souhaite rêver l’espace d’un instant qu’à une cliente qui désire remplir sa garde-robe.
    Serais-je donc l’exception qui confirmerait la règle ou simplement la preuve qu’il faut arrêter de toujours mettre tout le monde dans le même panier !?!

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