Sex and the city
Après 6 ans d’absence, les 4 célibataires New yorkaises les plus célèbres de la planète ont enfin fait leur grand retour sous le feu des projecteurs. La scène s’est déroulée mercredi dans les cinémas français.
28 mai 2008. C’est le grand jour. « Sex and the City », le film, attendu depuis des mois débarque en France. On a beau avoir eu vent que, durant le tournage, Sarah Jessica Parker (Carrie Bradshow) tirait toute la couverture à elle. Sur l’affiche, elles sont bien là toutes les 4, plus sexy que jamais.
La séance a lieu a 20h35 dans une salle parisienne. Il est 19h50. C’est étrange, la série a connu un succès monumental, on a fait des montagnes de son adaptation cinématographique, et pourtant au guichet ce n’est pas franchement la cohue. Les fans ont-elles choisi de boycotter le film ? Bien au contraire. La séance affiche complet depuis déjà une demi heure, et il en va de même pour celle de 22h30. On se croirait presque à un concert de Madonna. Les gens sont venus retirer leurs billets des heures en avance. Alors, hormis quelques heureux débrouillards, les autres repartiront bredouilles. 6 longues années d’attente n’auront pas suffit, il faudra subir un jour de torture supplémentaire. Inutile de se représenter le lendemain soir si l’on n’est pas prêt à sacrifier son après midi dans une file d’attente. Ou alors, quitte à perdre sa journée, autant aller à la séance de 15h50. C’est nettement moins glamour que d’y aller le soir entre copines et de se retrouver ensuite autour d’un cocktail (un cosmo par exemple ?) pour faire part de ses premières impressions… Mais, vous êtes assuré(e) de voir le film… Choix cornélien !!!
Pour comprendre l’ampleur de cette tragédie il faut revenir quelques années en arrière :
Tout a commencé un soir de 1998, où quatre célibataires New Yorkaises débarquaient sur nos petits écrans par le biais d’une série intitulée « Sex and the City ». Cette adaptation du best seller de Candace Bushnell relatant les joies et les peines de quatre trentenaires chics et sexy a vite fait de nous séduire. Il y a d’abord la star de la série, la fashionissime Carrie Bradshow, chroniqueuse sur le sexe et les relations amoureuse pour le compte du New York Star. Entourée de ses amies, dont la prude Charlotte York (Kristin Davis), toujours tirée à quatre épingle qui ne rêve que de mariage et de maternité, la cynique Miranda (Cyntia Nixon) qui jongle entre son travail d’avocate et son rôle de mère, pour arriver à garder sa place dans le quatuor, et, enfin, la piquante Samantha Jones (Kim Cattrall), qui est la plus âgée et sans conteste la plus libérée.
Alors, 4 années durant, nous avons suivi leurs aventures passionantes devant notre téléviseur. Puis, en 2002, la série s’arrête. Qu’est il advenu de nos héroïnes préférées ? Carrie est-elle pour de bon avec M. Big comme le laisse supposer le dernier épisode de Sex and the City ? Dans ce cas, Miranda a définitivement tourné le dos à son Manhattan chéri pour vivre à Brooklyn avec Steeve (David Eigenberg) et leur fils. Charlotte serait enfin la mère (adoptive) qu’elle rêvait d’être, et Samantha toujours en couple avec son apollon.
Même si les quatre jeunes femmes nous ont fait leur adieux sous fond de happy end, on aurait bien continué un bout de chemin avec elles. Il aura fallu du temps, mais c’est désormais chose faite. Les années ont passé, Kim Cattral qui interprète la sulfureuse Samantha Jones, fête même ses 50 ans dans le film ! Si aucune des comédiennes n’a perdu de son sex appeal, elles semblent toutes plus ou moins en voie vers l’âge de raison… Si l’en est un. Côté mâles, on retrouve évidemment M. Big (Chris Noth) sans qui le coeur de Carrie ne pourrait chavirer de la sorte. Steeve, le mari de Miranda, et Harry (Evan Handler) celui de Charlotte sont également de la fête. Samantha a toujours son Brad Pitt junior alias Smith Jerrod (Jason Lewis) et peut-être même un nouvel objet de désir nommé Dante (Gilles Marini) pour le seul et unique plaisir des yeux de cette ancienne croqueuse d’homme.
bref, la new yorkaise la plus fashionista de la planète et ses 3 copines, nous offre un retour en grande pompe. Reste à savoir si tout le monde trouvera chaussure à son pied au cours des 2h20 que dure ce long métrage. Tout dépend si l’on s’y rend pour la profondeur du scénario ou pour la joie de retrouver les aventures de nos quatre new yorkaises préférées…
“Nous n’avons fait que fuir”
Intitulé : « Nous n’avons fait que fuir », cet album écrit par le chanteur de Noir Désir (groupe de rock français) a la particularité de n’être composé que d’un seul titre… d’une durée de 55 minutes. Joué et enregistré (une seule et unique fois) à Montpellier en 2002, le texte s’offre aujourd’hui une seconde jeunesse… sur une scène de théâtre. En effet, si la poésie de Bertrand Cantat se chante, elle peut aussi se dire.
Florent Saclier, le metteur en scène (assisté de Philippe Merle), a choisi de donner la parole à deux comédiens, (Florent Saclier et Vincent Bramoullé) lesquels, entre deux interludes musicaux, dansent, chantent et crient leur texte comme pour frapper nos esprits par tous les moyens possibles. Florent Saclier et Vincent Bramoullé ne se contentent pas de s’emparer sublimement de la prose de Bertrand Cantat, ils profitent en outre du cadre intimiste de la salle (elle ne peut accueillir qu’une cinquantaine de spectateurs) pour entrer en connivence avec le public. Puis, la lumière s’éteint. Et les paroles continuent d’agir sur nos esprits. On n’en ressort pas tout à fait comme on y est entré, et ça veut peut-être dire que le message est passé.
“Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles, nous n’avons fait que fuir et sur la longue route des chiens resplendissants deviennent nos alliés (…)” Et puis à un moment on ne sait plus si les comédiens clament leur texte ou s’ils nous interpellent : “Qu’est-ce qu’y a, tu dis rien ? Tu as perdu ta langue ? Qu’est-ce qu’y a, tu dis rien ?“. Il y a sans doute un peu des deux…
La pièce est à découvrir au théâtre de l’épouvantail (Paris 11e), tous les Jeudis, Vendredis et Samedis à 22h et le Dimanche à 18h (jusqu’au 25 Mai 2008). Pour plus d’informations, rendez-vous directement sur le site Nousnavonsfaitquefuir.com. Et écoutez l’interview de Philippe Merle et Vincent Bramoullé sur Radiocampus.
Fonelle existe en vidéo
Sophie Fontanel (alias Fonelle) ne se contente plus de sa chronique hebdomadaire au magazine Elle. La journaliste écrivaine propose une Fonelle en vidéo.
Ainsi, durant la Fashion Week à Paris, on a pu compter sur la chroniqueuse pour nous offrir une vision backstage du défilé. Mais Sophie Fontanel n’a pas besoin de défilé pour faire son show, le moindre vêtement ou accessoire est facilement sujet aux “fonellisations” les plus loufoques. Toujours aussi drôle et déjantée donc, mais cette fois-ci plus la peine de deviner le ton. On a le son et l’image.
Alors, pour découvrir (entre autres) la tenue indispensable de Fonelle pour se rendre aux défilés parisiens. Ou encore comment porter un slip à paillette “à maintes occasions”, rendez-vous sur le site Elle.fr ou sur le blog de fonella.
Mai 2008 et alors ?
Il y a quarante ans, à la même époque, la France connaissait le plus important mouvement social de tout le XXème siècle. Une révolte estudiantine et ouvrière éclatait en vue de réformer le pays. Quatre décennies plus tard, que reste-il de mai 68 dans la tête des étudiants ?
Mai 68 fête ses 40 ans… L’événement fait la une de tous les journaux, c’est le nouveau sujet en vogue à la télévision et à la radio, et nombre de livres fleurissent sur le sujet dans les librairies. Pourtant, du côté des étudiants, l’humeur n’est pas à la fête. « Je ne vois pas l’intérêt de fêter mai 68. Si on commence à célébrer toutes les révolutions étudiantes, on ne va pas s’en sortir », déclare d’un air blasé Daphné, une étudiante en Economie de la faculté de Tolbiac (Paris, XIII). Pour Fatan, « c’est juste un effet de mode. On aime bien garder en mémoire cette idée d’une France révolutionnaire. Mai 68, c’est une sorte de petite bulle qui trotte dans nos têtes pour nous rappeler que si l’on veut, on peut. Et pendant ce temps là, on ne fait pas grand chose.»
Selon Yehouda, étudiante en gestion : « Si on fait tout ce raffut pour ses 40 ans, je n’ose pas imaginer ce que ce sera pour son centenaire… Mai 68, c’était un mouvement étudiant et ouvrier. Le célébrer n’avance à rien, si ce n’est peut-être d’échauffer les esprits de certains étudiants qui souhaitent voir éclater une révolte de la même envergure. Ils ont essayé avec le CPE, ou plus récemment avec la loi Pécresse. La seule différence, c’est qu’en mai 68, le peuple était soudé, de nos jours, chacun manifeste pour ses intérêts propres. »
Clément voit les choses d’un tout autre regard. Fils de soixante-huitards, il en a beaucoup entendu parler à la maison. « Cet épisode s’est déroulé il y a 40 ans, cela n’a plus beaucoup d’impact sur la jeunesse d’aujourd’hui. Ce qu’il faut, c’est aller de l’avant, réformer de nouveau la France de tout ce qui n’a pas été fait ce printemps-là, et non se remémorer les réformes passées. » Finalement, comme dirait Matthias, étudiant en biologie, « le fêter c’est bien. Que ça devienne un événement commercial, c’est le détourner de son but initial. Même s’il est évident que l’on doit garder cet épisode historique dans un coin de notre tête, car si le gouvernement continue à multiplier ses interdictions, l’histoire pourrait bien se répéter… »