Dorothee louessard

Loin des yeux près du cœur.

Publié dans Billets d'humeur, point de vue by dorotheelouessard sur avril 28th, 2008

Et si la clef de la réussite amoureuse était de vivre séparément ?
Il faut bien sur s’entendre sur le terme « vivre séparément ». Pour certains, il s’agit seulement de ne pas partager le même appartement. Ce qui n’empêche pas de se voir tous les jours, si on le désire. Ca permet seulement de garder une certaine indépendance, pour les moments où l’on a besoin de se retrouver seule avec soi-même, par exemple. Ce mode de vie possède même d’autres petits avantages. Imaginez qu’une dispute éclate avec Chouchou. Après s’être balancé ses quatre vérités, on n’a qu’une envie : partir en claquant la porte. Mais, comme cette porte est aussi la nôtre, on est bien obligé de revenir, et parfois avant d’avoir pu essuyer totalement sa colère. Le risque : quitter « appart » et « chouchou » sur un coup de tête, juste parce qu’on n’avait pas d’endroit « neutre » pour réfléchir à tête reposée. Il est vrai aussi, que la plupart du temps, savoir que son homme va devoir revenir au nid, aide à la réconciliation.

Dans une relation à distance, la donne n’est pas la même. Le quotidien est plus difficile à vivre, car on sait Chouchou loin de nous. On tient tant bien que mal en pensant aux menus avantages que cette relation nous offre : Plus de temps pour soi et pour son entourage. On a une totale indépendance, et on se dispute beaucoup plus rarement avec l’être aimé, puisqu’on ne le voit rarement. Les plus passionnées arrivent bien sûr à s’accorder des disputes téléphoniques…Malheureusement pour elles, il n’y aura pas de réconciliation sur l’oreiller ! Parmi les moments qui peuvent être difficiles pour les couples qui vivent séparément, celui de se pomponner tout en se demandant quel intérêt on a à essayer de se faire belle (à part de le faire pour se sentir bien), étant donné que les chances de croiser son amoureux dans la rue sont excessivement minces, puisqu’à la même heure, il est en train de se raser à l’autre bout de la France. Sans parler du moment où on se glisse dans ce grand lit vide, l’autre moment pénible d’une relation à distance, c’est lorsqu’il nous arrive quelque chose de bien. On décroche le job de nos rêves, ou la promotion tant attendue, on est diplômée, etc. Ou à l’inverse, lorsque l’on apprend une mauvaise nouvelle. Dans un cas comme dans l’autre, la présence de notre homme nous est indispensable…Hélas, il n’est pas là pour nous consoler, ou nous féliciter. On se demande alors pourquoi on a un amoureux, mais il ne partage pas les moments forts de notre vie, ni nous de la sienne, comme le font les autres amoureux (ceux qui nous énervent tellement). En revanche, les couples en RAD (relation à distance) ont un énorme avantage sur ces autres couples : La joie des retrouvailles. Le cœur qui bat à 100 à l’heure, lorsque le train qui contient Chouchou entre en gare. Le plaisir de se faire toute belle avant d’aller le chercher et, de faire ensuite comme si de rien n’était. « Non je n’ai pas mis de rouge à lèvres, c’est ma bouche qui brûle d’envie que tu l’embrasse ». « Non, non, j’ai les pommettes roses car je suis émue de te retrouver »… On peut être émue lorsque son homme rentre du boulot, mais quand c’est tous les jours, l’émotion s’évapore rapidement, et la nuisette sexy devient occasionnelle pour laisser place au vieux jogging troué (qui séduit néanmoins beaucoup d’hommes). Évidemment, les retrouvailles sont souvent de courte durée. A peine savoure-t-on son arrivée que déjà sonne le glas du départ. Alors, les cœurs et les mâchoires se serrent, et l’on est beaucoup moins heureux de savoir Chouchou dans ce train, qui cette fois s’éloigne. Mais, n’est-ce pas justement ce sentiment qui nous fait savoir à quel point on aime la personne ?
Reste un dernier point à préciser au sujet de la RAD. On peut vivre éloigné (généralement pour des raisons professionnelles), mais la distance a tout de même ses limites. Si Chouchou vit à Mexico et vous en Normandie, les visites risquent d’être assez espacées (sauf si l’un des deux est très riche et qu’il fait l’aller/retour tous les week-end). Et, au bout d’un certain temps, on ne peut plus se contenter d’imaginer et d’idolâtrer la personne ( et oui, on a souvent tendance à ne garder en mémoire que les qualités d’une personne absente. D’où le terme “idolâtrer”. Alors, que paradoxalement, un homme bien présent aura plus de difficultés à faire oublier ses chaussettes sales qui traînent et ses soirées foot ou poker à la maison.) Il faut donc trouver un juste milieu. Ne pas vivre l’un sur l’autre, mais pas non plus (totalement) l’un sans l’autre. De même, la relation à distance ne peut durer toute la vie. Un jour viendra où il faudra faire le grand saut. Le risque est que cette indépendance que l’on a cultivée au quotidien ne soit remplacée par un sentiment d’étouffement. Quoi que, généralement, les deux partis ayant goûté à cette liberté, souhaiteront continuer d’en jouir et tenteront alors de trouver des arrangements.
Quant à la crainte de la routine et des chaussettes qui traînent, au pire on tombera dedans nous aussi et on aura juste gagné du sursis pendant notre période RAD. Au mieux, on essaiera, comme le font tous les autres couples dont nous n’avons pas parlé, de vivre ensemble et en harmonie, en respectant l’autre, sans oublier de s’octroyer des petits moments en solo ou entre amis. Et si la peur de la routine nous effraie malgré tout, rappelons nous que l’on peut toujours tenter de la déjouer par des petites actions (ou surprises) ponctuelles qui cassent le quotidien.

La rue n’a pas d’âge

Publié dans Billets d'humeur, Reportages by dorotheelouessard sur février 18th, 2008

Zéro degré à Paris, un samedi après-midi de février. Malgré le froid, le quartier de l’Opéra et ses grands magasins est bondé de monde. Les gens arpentent les trottoirs des paquets pleins les mains. Ils se bousculent, mais sont beaucoup trop pressés d’entrer dans le prochain magasin pour s’excuser.

Parmi la foule, une petite mamie toute frêle qui doit frôler les quatre-vingt printemps. Elle est là, abritée sous le pas d’une porte d’immeuble, un gobelet à la main. « Une petite pièce s’il vous plaît, une petite pièce ! » demande t’elle d’une voix timide. Un frisson vous traverse alors tout le corps. Qu’est-ce qu’elle fait là, toute seule, à mendier ? Elle devrait être avec sa famille ou dans une maison de retraite.

Malheureusement, peu de gens semblent touchés par cette pauvre grand-mère. L’habitude de croiser l’insalubrité à tous les coins de rue nous a sans doute appris à fermer les yeux. Mais, pour ceux qui osent encore regarder la misère en face, en croisant cette vieille dame, une pensée nous traverse l’esprit : « cette grand-mère pourrait bien être la notre! » Enfin, pas tout à fait car la notre nous la chérissons et ne la laisserons jamais tomber !

Pourtant, cette vieille dame a certainement eu des enfants un jour, qui en ont eu à leur tour…Alors comment a-t-elle pu en arriver là ? Comment se fait il que des gens qui ont travaillé toute leur vie, ne profitent pas de leur dernières années à l’abri du froid et du besoin, au lieu de les passer à quémander quelques pièces et à dormir sur un coin de trottoir ? Voir une mamie finir ses jours ainsi ça vous arrache le cœur. Aujourd’hui, les personnes âgées représentent 2 % des sans-logis. Ce n’est certes pas énorme, mais c’est déjà beaucoup trop. Sur les 86 000 sans domicile fixe que compte la France (selon une enquête de l’Insee de 2001), les plus touchés restent les hommes seuls et sans emploi, suivis de près par les femmes divorcées. Les jeunes de 16-25 ans font également leur entrée dans la course à la précarité, (à noter d’ailleurs que 22% d’entre eux sont de jeunes diplômés). Désormais, nul n’est à l’abri de la rue .

Il n’y a pas d’âge pour vivre dehors, c’est quelque chose d’inacceptable pour tout le monde. Mais lorsque l’on croise un SDF de 18 ans, on se dit qu’il ne fait pas son entrée dans la vie par la plus belle des portes. Il n’a encore rien commencé qu’il a déjà tout perdu. Pour les personnes âgées, en plus de leur vulnérabilité physique, il y a qu’après tant années passées sur cette terre, elles doivent avoir le cœur bien lourd de se voir finir ainsi seule et démunie.

vendre du luxe ça rend snob

Publié dans Billets d'humeur by dorotheelouessard sur février 13th, 2008

Accueil glacial, regards hautains, paroles condescendantes, les vendeuses des boutiques de luxe sont maîtresse dans l’art de nous mettre mal à l’aise. A peine ose t’on jeter un oeil furtif sur le premier rayon venu, qu’une vendeuse nous rode déjà autour. On lui sourit poliment et en guise de réponse on obtient un “en quoi puis-je vous aider?” à bien distinguer du “puis-je vous aider?” qui pourrait engendrer un simple “non merci”.

Un décor minimaliste, une clientèle qui ne se bouscule pas au portillon, et nous. Alors pourquoi ne pas chouchouter ces clientes potentielles ?

Le luxe symbolise la rareté, le rêve et souvent l’inaccessible. On n’adopte donc pas la même attitude lorsque l’on travaille chez H&M ou chez Dior. Cela dit, une vendeuse peut se montrer agréable sans pour autant tomber dans la familiarité. Il s’agit seulement de ne pas donner envie aux clientes de partir en courant. C’est malheureusement souvent le cas. Alors, peut-être se croient-elles omniscientes et pensent pouvoir déceler les clientes qui en ont dans le porte-monnaie en détaillant leur allure. Pourtant, l’habit ne fait pas le moine, et ce n’est pas l’héroïne de Pretty Woman qui vous dira le contraire.

Dernière possibilité, plus probable, elles sont jalouses. Elles nous voient débarquer dans leurs boutiques en jean, baskets et pull-over quand elles sont collet monté et chaussures vernis. Ces dames misent tout sur le paraître mais se doutent bien au fond que l’on a certainement plus d’espoir qu’elles de s’offrir un article du magasin. Y a de quoi l’avoir mauvaise…

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Les belles plantes attirent les mauvaises herbes

Publié dans Billets d'humeur by dorotheelouessard sur janvier 29th, 2008

“La Belle et le Clochard”, “La Belle et la Bête”…C’est bien connu les “beautés fatales” vont souvent vers les moches. Ou pire, elles restent seules.

Kate Moss et Adrianna Karambeu, deux nanas au top, qui ne s’affichent pas vraiment avec des canons. D’abord la belle fait peur, elle impressionne, on n’ose pas la courtiser.

Et oui, les plus divines créatures ne se font pas nécessairement aborder. On les admire mais, tellement persuadé que de si jolies femmes ne peuvent-être qu’accompagnées, on ne les accoste pas. Les hommes disgracieux n’ont parfois plus rien à perdre. Quitte à se faire “rembarrer” autant jouer le tout pour le tout, et tenter de “se faire la belle” !
Du coup, les “laids” ont plus d’espoir de remporter les plus grands trophées.

Un homme séduisant verra dans la belle un miroir qui va flatter son ego et renforcer la haute opinion qu’il a déjà souvent de sa personne. Il ne cherchera pas à découvrir la personne en tant que telle, cette image lui suffit. En allant vers le « moche », la belle s’assure de se voir admirée dans son entier. Une jolie fille n’a pas forcément conscience de l’effet qu’elle produit…C’est la beauté qu’elle dégage dans les yeux de son amoureux qui va lui permettre de croire en elle.

Si certaines s’accouplent avec des hommes moins beaux que ceux qu’elle pourraient s’offrir, elles choisissent quand même, parmi ces “moches”, lequel sera le leur ! Il y a donc quelque chose dans ces mâles qui séduit ces jeunes femmes !
Pete Doerty, ex de Kate Moss, leader d’un groupe de musique. On ne peut pas vraiment dire que ce soit un beau mâle ténébreux et bien bati…mais c’est une Rock Star et ca le rend
« absolutly so sexy » !
Christian Karembeu, ancien joueur de l’équipe de France, a fait tourner la tête de la sublime Adrianna jusqu’à “l’épousement”. Son corps de rêve a certainement beaucoup joué en sa faveur, car pour le reste il ne remplit pas non plus tous les critères d’esthétisme de la beauté masculine.
Un attribut également commun à ces deux hommes : ils sont célèbres, comme leurs concubines. Finalement, “qui se ressemble s’assemble”, même si les similitudes ne sont pas forcément physiques…les opposés s’attirent !

 

Romantisme es-tu là ?

Publié dans Billets d'humeur by dorotheelouessard sur janvier 29th, 2008

« Mon petit chat », « mon lapin », « raccroche, toi en premier », « c’est moi qui t’aime le plus », rassurons-nous ou pas, le romantisme est encore bien présent. Il est même partout.
Au grand damne de la chanteuse Anaïs dans son « je hais les couples ». Le romantisme s’est ringardisé certes, mais il est toujours au cœur de nos histoires. Il permet de préserver l’amour dans un couple.
Il y a celui d’antan de Roméo et Juliette ou de Tristan et Yseult et celui plus actuel, qui ravive la flamme au quotidien de tous les « Chouchou et Loulou ».
Outre tenir la porte à sa dame, il s’agit aussi de régler la note, de lui offrir la rose du marchand qui se tient devant lui pour le piéger en souriant, de ne pas oublier de fêter chaque anniversaire de rencontre, et cliché commerciale ou pas, de lui souhaiter la Saint Valentin comme il se doit. Elle aura beau dire devant lui à ses copines célibataires que c’est « Too much », si il la prend aux mots, ça lui coûtera très cher.
Rajouter à cela des petites marques d’attention régulières, comme un cadeau sans raison particulière, un petit mail amoureux entre deux réunions stressantes, un texto, un week-end surprise, bref tout ce qu’ils ne feront jamais !
Les hommes ne sont pas des fleurs bleues au quotidien, on les énerve avec ce que l’on appelle des preuves d’amour. Pourtant, à y regarder de plus près les hommes sont souvent de grands romantiques cachés. Ils veulent juste sortir des sentiers battus, et être où on ne les attendra pas.
D’ailleurs, si ils ne nous offrent pas de fleurs, ce n’est pas par omission, c’est simplement qu’on ne tue pas une fleur pour prouver à une femme qu’on l’aime.
Si ils ne nous emmènent pas à Venise, c’est par soucis d’intimité. La gondole c’est romantique, mais qu’est-ce qu’on fait du gondolier ?
Quant à notre réaction si Roméo venait à chanter à notre fenêtre, il pourra peut-être en émouvoir certaines, les autres préfèreront rester en bons termes avec le voisinage.