Dorothee louessard

Sex and the city

Publié dans Culture, people, point de vue by dorotheelouessard sur mai 30th, 2008

Après 6 ans d’absence, les 4 célibataires New yorkaises les plus célèbres de la planète ont enfin fait leur grand retour sous le feu des projecteurs. La scène s’est déroulée mercredi dans les cinémas français.

sex and the city le film28 mai 2008. C’est le grand jour. « Sex and the City », le film, attendu depuis des mois débarque en France. On a beau avoir eu vent que, durant le tournage, Sarah Jessica Parker (Carrie Bradshow) tirait toute la couverture à elle. Sur l’affiche, elles sont bien là toutes les 4, plus sexy que jamais.
La séance a lieu a 20h35 dans une salle parisienne. Il est 19h50. C’est étrange, la série a connu un succès monumental, on a fait des montagnes de son adaptation cinématographique, et pourtant au guichet ce n’est pas franchement la cohue. Les fans ont-elles choisi de boycotter le film ? Bien au contraire. La séance affiche complet depuis déjà une demi heure, et il en va de même pour celle de 22h30. On se croirait presque à un concert de Madonna. Les gens sont venus retirer leurs billets des heures en avance. Alors, hormis quelques heureux débrouillards, les autres repartiront bredouilles. 6 longues années d’attente n’auront pas suffit, il faudra subir un jour de torture supplémentaire. Inutile de se représenter le lendemain soir si l’on n’est pas prêt à sacrifier son après midi dans une file d’attente. Ou alors, quitte à perdre sa journée, autant aller à la séance de 15h50. C’est nettement moins glamour que d’y aller le soir entre copines et de se retrouver ensuite autour d’un cocktail (un cosmo par exemple ?) pour faire part de ses premières impressions… Mais, vous êtes assuré(e) de voir le film… Choix cornélien !!!

Pour comprendre l’ampleur de cette tragédie il faut revenir quelques années en arrière :

Tout a commencé un soir de 1998, où quatre célibataires New Yorkaises débarquaient sur nos petits écrans par le biais d’une série intitulée « Sex and the City ». Cette adaptation du best seller de Candace Bushnell relatant les joies et les peines de quatre trentenaires chics et sexy a vite fait de nous séduire. Il y a d’abord la star de la série, la fashionissime Carrie Bradshow, chroniqueuse sur le sexe et les relations amoureuse pour le compte du New York Star. Entourée de ses amies, dont la prude Charlotte York (Kristin Davis), toujours tirée à quatre épingle qui ne rêve que de mariage et de maternité, la cynique Miranda (Cyntia Nixon) qui jongle entre son travail d’avocate et son rôle de mère, pour arriver à garder sa place dans le quatuor, et, enfin, la piquante Samantha Jones (Kim Cattrall), qui est la plus âgée et sans conteste la plus libérée.

Alors, 4 années durant, nous avons suivi leurs aventures passionantes devant notre téléviseur. Puis, en 2002, la série s’arrête. Qu’est il advenu de nos héroïnes préférées ? Carrie est-elle pour de bon avec M. Big comme le laisse supposer le dernier épisode de Sex and the City ? Dans ce cas, Miranda a définitivement tourné le dos à son Manhattan chéri pour vivre à Brooklyn avec Steeve (David Eigenberg) et leur fils. Charlotte serait enfin la mère (adoptive) qu’elle rêvait d’être, et Samantha toujours en couple avec son apollon.

Même si les quatre jeunes femmes nous ont fait leur adieux sous fond de happy end, on aurait bien continué un bout de chemin avec elles. Il aura fallu du temps, mais c’est désormais chose faite. Les années ont passé, Kim Cattral qui interprète la sulfureuse Samantha Jones, fête même ses 50 ans dans le film ! Si aucune des comédiennes n’a perdu de son sex appeal, elles semblent toutes plus ou moins en voie vers l’âge de raison… Si l’en est un. Côté mâles, on retrouve évidemment M. Big (Chris Noth) sans qui le coeur de Carrie ne pourrait chavirer de la sorte. Steeve, le mari de Miranda, et Harry (Evan Handler) celui de Charlotte sont également de la fête. Samantha a toujours son Brad Pitt junior alias Smith Jerrod (Jason Lewis) et peut-être même un nouvel objet de désir nommé Dante (Gilles Marini) pour le seul et unique plaisir des yeux de cette ancienne croqueuse d’homme.

bref, la new yorkaise la plus fashionista de la planète et ses 3 copines, nous offre un retour en grande pompe. Reste à savoir si tout le monde trouvera chaussure à son pied au cours des 2h20 que dure ce long métrage. Tout dépend si l’on s’y rend pour la profondeur du scénario ou pour la joie de retrouver les aventures de nos quatre new yorkaises préférées…

“Nous n’avons fait que fuir”

Publié dans Culture, point de vue by dorotheelouessard sur mai 6th, 2008

nous n'avons fait que fuirIntitulé : « Nous n’avons fait que fuir », cet album écrit par le chanteur de Noir Désir (groupe de rock français) a la particularité de n’être composé que d’un seul titre… d’une durée de 55 minutes. Joué et enregistré (une seule et unique fois) à Montpellier en 2002, le texte s’offre aujourd’hui une seconde jeunesse… sur une scène de théâtre. En effet, si la poésie de Bertrand Cantat se chante, elle peut aussi se dire.
Florent Saclier, le metteur en scène (assisté de Philippe Merle), a choisi de donner la parole à deux comédiens, (Florent Saclier et Vincent Bramoullé) lesquels, entre deux interludes musicaux, dansent, chantent et crient leur texte comme pour frapper nos esprits par tous les moyens possibles. Florent Saclier et Vincent Bramoullé ne se contentent pas de s’emparer sublimement de la prose de Bertrand Cantat, ils profitent en outre du cadre intimiste de la salle (elle ne peut accueillir qu’une cinquantaine de spectateurs) pour entrer en connivence avec le public. Puis, la lumière s’éteint. Et les paroles continuent d’agir sur nos esprits. On n’en ressort pas tout à fait comme on y est entré, et ça veut peut-être dire que le message est passé.

Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles, nous n’avons fait que fuir et sur la longue route des chiens resplendissants deviennent nos alliés (…)” Et puis à un moment on ne sait plus si les comédiens clament leur texte ou s’ils nous interpellent : “Qu’est-ce qu’y a, tu dis rien ? Tu as perdu ta langue ? Qu’est-ce qu’y a, tu dis rien ?“. Il y a sans doute un peu des deux…

La pièce est à découvrir au théâtre de l’épouvantail (Paris 11e), tous les Jeudis, Vendredis et Samedis à 22h et le Dimanche à 18h (jusqu’au 25 Mai 2008). Pour plus d’informations, rendez-vous directement sur le site Nousnavonsfaitquefuir.com. Et écoutez l’interview de Philippe Merle et Vincent Bramoullé sur Radiocampus.

Fonelle existe en vidéo

Publié dans humour, people, point de vue by dorotheelouessard sur mai 5th, 2008

Sophie Fontanel (alias Fonelle) ne se contente plus de sa chronique hebdomadaire au magazine Elle. La journaliste écrivaine propose une Fonelle en vidéo.

Ainsi, durant la Fashion Week à Paris, on a pu compter sur la chroniqueuse pour nous offrir une vision backstage du défilé. Mais Sophie Fontanel n’a pas besoin de défilé pour faire son show, le moindre vêtement ou accessoire est facilement sujet aux “fonellisations” les plus loufoques. Toujours aussi drôle et déjantée donc, mais cette fois-ci plus la peine de deviner le ton. On a le son et l’image.

Alors, pour découvrir (entre autres) la tenue indispensable de Fonelle pour se rendre aux défilés parisiens. Ou encore comment porter un slip à paillette “à maintes occasions”, rendez-vous sur le site Elle.fr ou sur le blog de fonella.

Loin des yeux près du cœur.

Publié dans Billets d'humeur, point de vue by dorotheelouessard sur avril 28th, 2008

Et si la clef de la réussite amoureuse était de vivre séparément ?
Il faut bien sur s’entendre sur le terme « vivre séparément ». Pour certains, il s’agit seulement de ne pas partager le même appartement. Ce qui n’empêche pas de se voir tous les jours, si on le désire. Ca permet seulement de garder une certaine indépendance, pour les moments où l’on a besoin de se retrouver seule avec soi-même, par exemple. Ce mode de vie possède même d’autres petits avantages. Imaginez qu’une dispute éclate avec Chouchou. Après s’être balancé ses quatre vérités, on n’a qu’une envie : partir en claquant la porte. Mais, comme cette porte est aussi la nôtre, on est bien obligé de revenir, et parfois avant d’avoir pu essuyer totalement sa colère. Le risque : quitter « appart » et « chouchou » sur un coup de tête, juste parce qu’on n’avait pas d’endroit « neutre » pour réfléchir à tête reposée. Il est vrai aussi, que la plupart du temps, savoir que son homme va devoir revenir au nid, aide à la réconciliation.

Dans une relation à distance, la donne n’est pas la même. Le quotidien est plus difficile à vivre, car on sait Chouchou loin de nous. On tient tant bien que mal en pensant aux menus avantages que cette relation nous offre : Plus de temps pour soi et pour son entourage. On a une totale indépendance, et on se dispute beaucoup plus rarement avec l’être aimé, puisqu’on ne le voit rarement. Les plus passionnées arrivent bien sûr à s’accorder des disputes téléphoniques…Malheureusement pour elles, il n’y aura pas de réconciliation sur l’oreiller ! Parmi les moments qui peuvent être difficiles pour les couples qui vivent séparément, celui de se pomponner tout en se demandant quel intérêt on a à essayer de se faire belle (à part de le faire pour se sentir bien), étant donné que les chances de croiser son amoureux dans la rue sont excessivement minces, puisqu’à la même heure, il est en train de se raser à l’autre bout de la France. Sans parler du moment où on se glisse dans ce grand lit vide, l’autre moment pénible d’une relation à distance, c’est lorsqu’il nous arrive quelque chose de bien. On décroche le job de nos rêves, ou la promotion tant attendue, on est diplômée, etc. Ou à l’inverse, lorsque l’on apprend une mauvaise nouvelle. Dans un cas comme dans l’autre, la présence de notre homme nous est indispensable…Hélas, il n’est pas là pour nous consoler, ou nous féliciter. On se demande alors pourquoi on a un amoureux, mais il ne partage pas les moments forts de notre vie, ni nous de la sienne, comme le font les autres amoureux (ceux qui nous énervent tellement). En revanche, les couples en RAD (relation à distance) ont un énorme avantage sur ces autres couples : La joie des retrouvailles. Le cœur qui bat à 100 à l’heure, lorsque le train qui contient Chouchou entre en gare. Le plaisir de se faire toute belle avant d’aller le chercher et, de faire ensuite comme si de rien n’était. « Non je n’ai pas mis de rouge à lèvres, c’est ma bouche qui brûle d’envie que tu l’embrasse ». « Non, non, j’ai les pommettes roses car je suis émue de te retrouver »… On peut être émue lorsque son homme rentre du boulot, mais quand c’est tous les jours, l’émotion s’évapore rapidement, et la nuisette sexy devient occasionnelle pour laisser place au vieux jogging troué (qui séduit néanmoins beaucoup d’hommes). Évidemment, les retrouvailles sont souvent de courte durée. A peine savoure-t-on son arrivée que déjà sonne le glas du départ. Alors, les cœurs et les mâchoires se serrent, et l’on est beaucoup moins heureux de savoir Chouchou dans ce train, qui cette fois s’éloigne. Mais, n’est-ce pas justement ce sentiment qui nous fait savoir à quel point on aime la personne ?
Reste un dernier point à préciser au sujet de la RAD. On peut vivre éloigné (généralement pour des raisons professionnelles), mais la distance a tout de même ses limites. Si Chouchou vit à Mexico et vous en Normandie, les visites risquent d’être assez espacées (sauf si l’un des deux est très riche et qu’il fait l’aller/retour tous les week-end). Et, au bout d’un certain temps, on ne peut plus se contenter d’imaginer et d’idolâtrer la personne ( et oui, on a souvent tendance à ne garder en mémoire que les qualités d’une personne absente. D’où le terme “idolâtrer”. Alors, que paradoxalement, un homme bien présent aura plus de difficultés à faire oublier ses chaussettes sales qui traînent et ses soirées foot ou poker à la maison.) Il faut donc trouver un juste milieu. Ne pas vivre l’un sur l’autre, mais pas non plus (totalement) l’un sans l’autre. De même, la relation à distance ne peut durer toute la vie. Un jour viendra où il faudra faire le grand saut. Le risque est que cette indépendance que l’on a cultivée au quotidien ne soit remplacée par un sentiment d’étouffement. Quoi que, généralement, les deux partis ayant goûté à cette liberté, souhaiteront continuer d’en jouir et tenteront alors de trouver des arrangements.
Quant à la crainte de la routine et des chaussettes qui traînent, au pire on tombera dedans nous aussi et on aura juste gagné du sursis pendant notre période RAD. Au mieux, on essaiera, comme le font tous les autres couples dont nous n’avons pas parlé, de vivre ensemble et en harmonie, en respectant l’autre, sans oublier de s’octroyer des petits moments en solo ou entre amis. Et si la peur de la routine nous effraie malgré tout, rappelons nous que l’on peut toujours tenter de la déjouer par des petites actions (ou surprises) ponctuelles qui cassent le quotidien.

La torche olympique enflamme Paris

Publié dans point de vue by dorotheelouessard sur avril 7th, 2008

Des lustres que les Jeux Olympiques sont prévus à Pékin, et tout d’un coup, le monde s’affole. Pourtant, le fait que la Chine ne soit pas des plus exemplaires en matière de liberté et de respect des droits de l’homme n’est pas chose nouvelle. Alors, pourquoi cette contestation soudaine ?

Est-ce le passage de la flamme olympique à Paris qui a échauffé les esprits ? Sans doute. Mais, si jusqu’à présent, les boycotteurs de ces J.O étaient peu nombreux, c’est essentiellement parce que l’on comptait sur cet événement pour permettre au pays du soleil levant, de s’offrir une envolée économique et une ouverture sur le monde.

Mais, depuis le génocide tibétain qui a eu lieu le mois dernier, la donne a changé. Les raisons de ce massacre ? Des moines tibétains étaient descendus dans les rues pour réclamer leur indépendance. La politique de répression chinoise n’a pas tardé à réagir. Résultat ? Des centaines de tibétains ont perdu la vie pour avoir osé réclamer une liberté qui leur est due.

De fait, on est plus très sûrs de vouloir encourager un pays dont le régime autoritaire fait plus que froid dans le dos. Evidemment, il est trop tard pour changer le pays d’accueil de ces J.O. Et suspendre totalement cette rencontre sportive mondiale ne serait pas très juste pour tous les athlètes qui se sont durement entraînés quatre années durant.

En revanche, il est grand temps que le Chine entende ce que le monde pense de son autoritarisme, et en cela, les J.O tombent à pic.